Madagascar mérite bien son surnom : l'ile rouge !
Son survol dès notre approche aérienne, et les kilomètres de pistes en  latérite parcourus tout au long du séjour,  ne laissent aucun doute.

Cependant, la traversée des Hautes Terres nous donne une  vision autrement colorée.
Cette région des Hautes Terres, aussi appelées hauts plateaux, est la région centrale de Madagascar qui compte les plus hauts sommets de l'île. Centrale par sa situation géographique donc, la région l'est également pour le pouvoir politique qui y a établi sa capitale à Antananarivo. Centrale enfin car elle est le grenier de Madagascar.
Au sud de la capitale se situe la partie la plus fertile de l'île, riche en cultures diverses : céréales, manioc, pommes de terres, haricots, même de la vigne... Mais le riz est l'alimentation de base des malgaches. Ce sont donc les rizières qui occupent la grande majorité de ces terres, s'étageant en terrasses le long des escarpements montagneux. L'exploitation se fait encore très traditionnellement, manuellement ou à l'aide d'instruments rudimentaires comme la houe à bras ou la herse.
Ces rizières offrent au spectateur tout une palette de verts, selon que le riz soit en pépinière, tout jeune repiqué ou parvenu à maturité, car, ici, on peut réaliser jusqu'à trois récoltes annuelles, sans pour autant garantir une grosse production : le rendement est d'environ 2 tonnes à l'hectare, quand on dépasse les 10 tonnes dans les pays les plus productivistes.
Le pays n'est toujours pas autosuffisant, même si la culture du riz représente 40 % des terres agricoles de l'ile. Une majorité de riziculteurs n'exploite qu'un terrain de moins d'un hectare, et les grandes plaines, notamment autour de la capitale, promises à la riziculture intensive par les gouvernements successifs, sont en réalité sacrifiées à l'urbanisation.
Et la modernisation des techniques de culture se fait attendre, faute de moyens financiers et face au poids de la tradition.

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